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Le Tallec s'est vite rendu indispensable

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Damien Le Tallec à l'un de ses premiers entraînements, cet été.
Damien Le Tallec à l'un de ses premiers entraînements, cet été.

Sans faire de bruit, Damien Le Tallec s'est installé dans le onze montpelliérain, dont il fait même partie des pièces maîtresses pour son abattage dans l'entre-jeu au côté d'Ellyes Skhiri.

Son transfert, cet été, n’a pas eu le même retentissement que celui d’Andy Delort, l’enfant du pays, de Gaëtan Laborde, qui a provoqué une tempête à Bordeaux, ni même de Florent Mollet, directement apparu comme l’un des bons coups de l’été. Le nom de Damien Le Tallec doit pourtant être intégré à la longue liste des bonnes pioches réalisées par le Montpellier-Hérault lors du dernier mercato. Recruté gratuitement suite à la fin de son contrat à l’Etoile Rouge de Belgrade, afin de pallier le départ de Nordi Mukiele (vendu au RB Leipzig pour 16 millions d’euros), il s’est finalement imposé au milieu de terrain, où il a éclipsé Paul Lasne du onze-type de Michel Der Zakarian.

Après des matchs de préparation où il a testé sa recrue dans l’axe de sa défense à trois, l’entraîneur Montpelliérain s’est rendu compte que Vitorino Hilton (41 ans) pouvait encore rendre de précieux services. "Comme on était pourvu au niveau des défenseurs axiaux, j’ai intégré Damien au milieu de terrain", explique-t-il. Le risque n’était pas inconsidéré : Lasne avait du mal à démarrer la saison et Le Tallec connaissait déjà le poste. "J’ai joué en défense centrale la saison dernière à l’Etoile Rouge, mais l’année précédente j’avais alterné au milieu", rappelle le joueur de 28 ans. "Je savais qu’il avait déjà joué au milieu de terrain", précise son coach. "Il a des qualités de vision du jeu, de technique et de passes vers l’avant intéressantes."

Un duo complémentaire avec Ellyes Skhiri

Après quelques entrées en jeu contre Dijon, Amiens, St-Etienne et Reims, Le Tallec a débuté son premier match plein sur le banc : face à Strasbourg, il est entré en jeu dès la 6e minute pour remplacer Keagan Dolly, blessé, et a ouvert le score de la tête à peine une heure plus tard. Sa saison était lancée. "Après la préparation, c’était un peu compliqué pour moi physiquement. Je venais de l’étranger, j’ai dû analyser les matchs de Ligue 1", raconte celui qui avait commencé sa carrière au Stade Rennais, sans jamais jouer le moindre match en professionnel avant son départ pour Dortmund en 2009. "Je pense que c’était un mal pour un bien de ne pas commencer la saison (comme titulaire). Maintenant, je prends énormément de plaisir, j’ai un bon rythme, j’enchaîne les matchs."

La paire qu’il forme avec Ellyes Skhiri au coeur du système en 3-4-3 de MDZ affiche une complémentarité qui permet enfin de faire le lien entre une défense quasi-imperméable et un trio d’attaque (Delort-Laborde-Mollet) ultra-efficace. "Ellyes, c’est quelqu’un qui court beaucoup, qui couvre les espaces… C’est un marathonien ! Quand je monte, je sais qu’il sera toujours là derrière moi. C’est un très bon partenaire et un super mec", souligne le néo-Montpelliérain. "Damien sort mieux les ballons, fait de meilleurs choix dans le jeu vers l’avant. Ellyes gratte les ballons", analyse son entraîneur. "Les deux sont intéressants dans le pressing, parce qu’ils ont un volume de course très intéressant et parce qu’ils lisent bien le jeu." Avant d’affronter Marseille dimanche soir (12e journée de Ligue 1), Le Tallec et Skhiri en sont à cinq matchs disputés ensemble dès le coup d’envoi. Quatre ont été remportés par le MHSC (pour un nul), qui n’a surtout encaissé qu’un seul but avec ses deux milieux titulaires. L’OM, qui aimerait en dire autant de Kevin Strootman et Luiz Gustavo dont les prestations oscillent entre le bon et le très mauvais depuis le début de la saison, est prévenu.

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